Lundi 17 mars 2014 à 12:40

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 Quatre soeurs : Enid / Hortense. Malika Ferdjoukh & Cati Baur. Rue de Sèvres. 

Adapté des romans de Malika Ferdjoukh, Quatre soeurs dépeint la vie quotidienne des soeurs Verdelaine, fratrie de cinq filles laissées pour orphelines après la mort de leurs parents. Enid, Hortense, Charlie, Bettina et Geneviève. Une vie dans un grand manoir au bord de la mer où chacune doit y mettre du sien pour faire fonctionner la maison, sous l'oeil attentif de Charlie, la plus grande, celle qui a arrêté ses études afin de s'occuper de ses soeurs. Et bien sûr, n'oublions pas Tante Lucrèce, en visite les 36 du mois et signant d'une main peu convaincue le maigre chèque permettant aux Verdelaine de manger chaque mois. Dans le premier tome on suit Enid, la petite dernière, et sa chauve-souris  Swift échappée un soir d'orage, on découvre le caractère bien trempé de chacune, ses petits secrets, ses soucis d'adolescente. Dans le deuxième tome on suit Hortense, plus âgée, timide, introvertie, et décidant de se lancer dans le théâtre sur les conseils de son amie, une jeune fille adorable mais atteinte d'une leucémie. On rit, on pleure, on s'attendrit, on voudrait les connaître, ces soeurs Verdelaine (bon, peut-être pas Bettina)... Et le dessin de Cati Baur rend justice à cet univers incroyable, émouvant et drôle. Un vrai coup de coeur qui me donne envie de découvrir les romans. (Et d'attendre avec impatience les deux derniers tomes en BD)


http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Julesrenard.jpg Le Journal de Jules Renard, lu par Fred. Dargaud. 

De Jules Renard on ne retient souvent que Poil de Carotte, ce qui est dommage. Fred a décidé de rendre hommage à l'écrivain en mettant en images des morceaux de son Journal, ses pensées. Accompagné d'un corbeau ( forcément normal, pour un renard) l'homme marche à travers la campagne. Cette bande dessinée prend le temps d'une ballade, d'une promenade à la manière de Rousseau, en un peu moins solitaire. Les dessins sont superbes et illustrent parfaitement bien les pensées de Jules Renard. Pas d'hésitation, c'est à lire ! 



 Moderne Olympia . Catherine Meurisse. Futuropolis. http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/olympia.jpg
On le sait, Catherine Meurisse est facétieuse. Et son humour fin et subtil passe souvent par la culture, qu'elle soit littéraire ou artistique. (Je vous conseille d'ailleurs d'aller jeter un oeil à Mes hommes de lettres). Dans Moderne Olympia, elle met en scène la jeune femme du tableau de Manet. Vous savez, celle qui est nue, portant un collier autour du cou et accompagnée d'une servante noire. Cette Olympia en a donc marre de faire partie des Refusés (grande querelle artistique de l'époque) et aimerait trouver un rôle de type shakespierien - Juliette si possible merci-. Malheureusement, le plus gros cachet de l'époque, c'est Venus, et c'est elle, une officielle, qui remporte tout l'amour du public et des artistes. Sauf qu'Olympia s'éprend d'un Officiel, elle, une Refusée ! Damnation, Horreur ! La guerre est déclarée. Il faut fuir, ruser, se cacher - dans le bistrot de Toulouse Lautrec par exemple- afin d'échapper à l'ire. Bourrée de références, cette BD nous fait rire aux éclats (notamment lorsque les Officiels et les Refusés ont une confrontation de type West Side Story à base de claquement de doigts), et donne envie d'aller jeter un oeil aux oeuvres citées. Un coup de coeur également, ne passez surtout pas à côté. 

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv3/Blast.jpgBlast , tome 4. Manu Larcenet. Dargaud. 

Le tome final de cette tétralogie commencée il y a un petit moment par Manu Larcenet. Polza Mancini, toujours en cavale, livre la fin de ses aventures. Hébergé chez un violeur récidiviste et sa fille, à laquelle il s'attache, Polza cherche le Blast, ces moments où rien d'autre n'existe que la sensation d'être à l'origine de tout. Mais l'écheveau des secrets doit être dévidé, et c'est la fin de l'histoire qui se tisse devant nous. Victime ou vrai méchant ? Irresponsable ou manipulateur, il faut aller au bout pour le savoir, ou s'en faire sa propre opinion. Une fin simple mais pas décevante, qui n'a rien d'un cliffhanger insoutenable. Une fin mesurée, qui ressemble à la vie, en fait, où parfois les choses sont exactement ce qu'elles donnent à voir; ou parfois rien n'était vraiment secret. Quoique... Et un dessin toujours aussi poignant, à couper le souffle, un travail incroyable du noir et blanc, et l'apparition du Blast, contrastant le tout. 

Les Carnets de Cerise, tome 1. Joris Chamblain & Aurélie Neyret. Métamorphose
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Les Carnets de Cerise, c'est le Fauve d'or Jeunesse d'Angoulême, alors j'avais envie d'y jeter un oeil. Le carnet dessiné d'une jeune fille vivant avec sa mère dans un petit village, préférant passer ses journées avec ses deux copines dans leur cabane dans les bois à résoudre des énigmes. Et une énigme en voilà une : Qui est ce vieux monsieur qui tous les dimanche transporte des seaux de peinture, part dans la forêt et revient les mains vides, barbouillé de couleurs ? Ni une ni deux, Cerise est sur le coup, et tant pis si elle doit faire quelques cachotteries à son entourage, on n'arrête pas une détective en herbe, future romancière de surcroît. Malgré un dessin vraiment sympa et une histoire assez mignonne, je n'ai pas réussi à être totalement convaincue par ce premier tome, dont l'histoire met du temps à se mettre en place pour une résolution ultra rapide. Bref, un moment sympa, mais pas un coup de coeur. 



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Vendredi 15 février 2013 à 10:10

 
 

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv2/blacksadtome1quelquepartentrelesombres7968044.jpghttp://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv2/Blacksad0224600.jpg Blacksad - Canales / Guarnido

T01 : Quelque part entre les ombres. Dargaud, 2000. 48 p. 

Blacksad est détective privé, pour le compte de la police ou bien de tout autre personne décidée à connaître la vérité sur quelque chose. Dans Quelque part entre les ombres, on suit ce chat grognon et légèrement misanthrope lors d'une enquête qui le mine particulièrement. En effet, son ancien amour de jeunesse, Natalia Wilford, à été assassiné. Et même si cette affaire ne le concerne apparemment pas, il refuse de laisser quelqu'un d'autre s'en occuper. C'est à lui de trouver l'assassin de Natalia, bien que ça ne plaise pas du tout au commissaire Smirnov.  Mais lors de cette enquête, Blacksad va remonter une piste qui va le mener dans les très hautes sphères de la société, face à un ennemi beaucoup plus puissant qu'il ne s'y attend. Il va falloir sortir les griffes. 

T02 : Artic-Nation. Dargaud, 2003. 56 p. 

Climat raciste et réunions secrètes aux airs de Ku Klux Klan dans ce deuxième tome. Blacksad va affronter le WASP, une société dirigée par des animaux blancs et voulant vivre dans un monde fait par et pour les blancs, où tous les animaux de couleur auraient le sort qu'ils méritent : l'extermination des parasites. Dans cette atmosphère joyeuse et amicale, une petite fille, noire, a été enlevée. Rien ne semble accuser le WASP, mais Blacksad va encore une fois mettre les pieds dans une affaire qui le dépasse un peu. Et lorsque les morts s'enchaînent, il va aller voir du côté des personnalités de la ville, afin de déterrer les vieux secrets, les histoires de famille, de sexe et de magouille politique qui pourraient avoir un lien avec cet enlèvement. 

Ce que j'ai aimé : Une série de BD qui débute très bien. Blacksad est un personnage extrêmement drôle, et plutôt pertinent. Le cadre des enquêtes est assez varié, même si l'on retrouve toujours un soupçon d'effet "Robin des Bois". C'est à dire que le détective privé, plutôt du côté des faibles et des opprimés, doit souvent s'attaquer aux grands, aux riches, aux puissants. Mais ce n'est pas déplaisant. Le dessin est très vivant, et j'admire tout particulièrement l'anthropomorphisme qui est développé à tel point que l'on en oublie parfois que l'on a affaire à des animaux. Leurs expressions, leurs gestes ont tout de l'humain, mais leur animalité donne une grande valeur ajoutée à l'histoire. Les thèmes abordés sont des questions sociales récurrentes, de la jalousie au crime passionnel, en passant par la peur d'une remontée de la ségrégation, et les auteurs traitent ces thèmes de manière classique mais intelligente. 

Ce que je n'ai pas aimé : Contrainte du format et d'une pagination assez limitée, j'ai regretté que parfois les enquêtes se résolvent aussi vite. Mais à part ça, rien à jeter, que du bonheur ! 


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Dimanche 20 janvier 2013 à 22:26

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Blast - Manu Larcenet 

Polza Mancini, écrivain culinaire d'une petite quarantaine d'années, décide de tout quitter après le décès de son père. Lui qui ne s'est jamais adapté à un monde à cause d'une obésité morbide, laisse derrière lui une femme et de mauvais souvenirs. La police l'appréhende pour le meurtre d'une jeune femme, Carole Oudinot, et Polza a intérêt à passer rapidement aux aveux, vu qu'il est le seul coupable possible. Les policiers auront leurs aveux, certes, mais avant cela, Polza veut leur raconter ce qu'il a vécu depuis son départ. Car cet homme a tout quitté à cause d 'un phénomène quasi-extraordinaire, qu'il a beaucoup de mal à décrire, et qu'il nomme : le Blast. Le Blast est une sensation de flottement, une explosion de couleur, le sentiment d'être pendant un temps totalement déconnecté du réel, oscillant entre vie et mort. Et selon Polza, le Blast a une grande part dans le destin de Carole Oudinot. Sur sa route, il va croiser tout type d'exilés humains, de rejets de la société, des parias, des exclus. Des gens qui vivent en marge, socialement et psychologiquement. Il va plonger lui-même dans une forme de folie (sous-jacente dès le départ) et expérimenter une vie d'errance qui va le mener à Carole. Ce qui s'est ensuite passé, personne ne le sait encore. 

Que dire qui n'aurait déjà été répété sur la maîtrise du trait, l'histoire extrêmement prenante ou la violence presque fascinante de l'histoire ? Manu Larcenet met ici en scène un personnage détestable, manipulateur, menteur, repoussant, mais d'une puissance effarante. On se retrouve à ses côtés, pour une cavale qui semble ne jamais s'arrêter. De menus larcins au deal de drogue, en passant par les squats dans des résidences secondaires, Polza ne recule devant rien pour essayer de vivre, de retrouver le Blast. Et quand ce Blast arrive, le lecteur prend une sacrée claque, visuellement parlant. J'ai beaucoup apprécié le dessin, cet encrage très juste, très émouvant, avec des dialogues assez rares. La parole ne peut pas tout décrire, et le dessin se suffit à lui-même, rajoutant une touche très émouvante à l'histoire. Il y a une beauté des bas-fonds, une grâce de la misère la plus crasse. Et même Polza, cet obèse répugnant peut tendre à une certaine poésie. Les personnages secondaires sont forts, torturés, aussi instables que le héros, ce qui donne l'impression d'une réalité bancale, d'un monde en dessous du monde, celui où les parasites, ceux dont personne ne veut se retrouvent et tentent de survivre. Le quatrième tome est très attendu, pour le dénouement, pour connaître enfin ce qu'il s'est passé avec Carole. En l'attendant, je vous conseille vivement de lire Blast, de vous laisser happer par une histoire qui dérange, qui gratte les zones douloureuses de l'âme humaine, et par un dessin juste, maîtrisé, et surprenant. 

Manu Larcenet. Blast. Dargaud. 


http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/tonychutomes1a3.jpg Tony Chu - John Layman / Rob Guillory 

On change totalement de style avec cette série de BD mettant en scène Tony Chu un détective assez atypique. Tony Chu n'a pas vraiment de chance, il est cibopathe. Cela signifie qu'il peut manger n'importe quel aliment (sauf la betterave) et savoir instantanément d'où il vient et comment il est arrivé dans son assiette. Ce qui n'est pas forcément dérangeant pour une pomme, mais qui peut être un peu moins ragoûtant pour un steak. Tony Chu est également détective, et met son talent au service de la loi, de la justice et de la vérité. Une noble cause qui implique souvent des actes beaucoup plus controversés, comme manger des cadavres ou des morceaux de tueurs afin de reconstituer le puzzle souvent incomplet des meurtres. Le tout dans une Amérique en crise et menacée par pas mal de guerres civiles à cause d'une loi imposée par le gouvernement. Laquelle est-elle ? Je vous le donne en mille : l'interdiction de consommer/élever/commercialiser du poulet pour cause de grippe aviaire. Et que font des américains qui n'ont pas leur poulet ? Ils s'entre-tuent. Ajoutez à tout cela une bonne dose de complots divers et variés, impliquant des vampires russes, des dictateurs des îles caribéennes et des chefs cuisiniers du monde entier, vous aurez un aperçu à peu près complet de ce à quoi Tony Chu doit faire face. Ah oui, j'oubliais, sa tête est aussi à prix et beaucoup préféreraient le voir mort que croquant des cadavres. 

Beaucoup d'humour, un dessin qui fait penser aux comics américains (en moins agressif au niveau des couleurs) et une intrigue qui tient la route, que demander de plus ? Tony Chu est un très bon mélange de ces ingrédients. Avec un pitch de base assez hors norme, on ne peut pas s'attendre à quoi que ce soit de classique. Le personnage principal est totalement attachant, cynique et totalement doué pour se mettre dans des situations dangereuses. Les personnages  secondaires ont tous une personnalité très affirmée. Entre Mason Savoy, la masse de muscles aux allures d'ours/dandy, Amelia Mintz, la critique culinaire pouvant décrire parfaitement le goût des aliments dans ses chroniques et John Colby, le coéquipier bionique prêt à tout (oh oui, vraiment à tout) afin d'aider son ami Tony. Des couleurs moins violentes que dans les comics classiques, un dessin un peu plus fin, il n'en fallait pas plus pour que je sois conquise. Le principe des mini histoires m'a beaucoup plus. Chaque épisode nouveau redonne les bases de l'histoire, un peu comme on le ferait dans un magazine, et les différents prologues permettent un récit moins linéaire. Surtout quand les auteurs s'amusent à mélanger les planches, comme dans le tome 3. C'est rythmé, drôle, fin, bien pensé. Je vais donc aller acheter le tome 4, et vous conseille cette BD, sauf si vous avez l'estomac un peu fragile.

John Layman, Rob Guillory. Tony Chu. Delcourt  





Samedi 15 décembre 2012 à 21:41

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 23 prostituées - Chester Brown

Dans cette bande dessinée autobiographique, Chester Brown aborde un sujet extrêmement polémique et s'en sort avec brio. Après une rupture assez simple avec sa petite amie, Chester s'est rendu compte que les relations de couple étaient biaisées par un sentiment d'appartenance, de jalousie et de possession beaucoup trop fort. Partant de là, il a pris conscience qu'un moyen simple pour assouvir ses besoins sexuels sans s'engager dans une relation, était de fréquenter des prostituées. Durant une grosse décennie, il a payé pour avoir des relations sexuelles, et a aussi beaucoup discuté avec ces femmes. Il nous livre ici un compte rendu de ces expériences, et de son point de vue sur la prostitution au Canada. 

Ses amis, au courant de ses pratiques, ont des points de vue très tranchés, souvent en défaveur de la prostitution, et c'est ce qui créée tout le débat dans cette BD. Pour eux, il s'agit d'un comportement malsain, de femmes sans estime d'elles-mêmes et de cautionner des pratiques qui choquent la morale. Mais Chester Brown apporte des arguments indéniables, et pose au lecteur de vraies questions à propos d'un fait de société présent dans chaque pays. Chaque chapitre parle de la rencontre avec une prostituée, parfois du retour à une prostituée. Certains sont très courts, d'autres s'étendent sur plusieurs pages. Le noir et blanc ainsi qu'un dessin très simple focalisent l'attention du lecteur sur les paroles des personnages, sur l'évolution d'un point de vue, d'un comportement. 

Ce que j'ai beaucoup aimé dans cette BD, ce sont les appendices et les notes à la fin de l'ouvrage. L'auteur y fait quelques mises au point concernant la législation de la prostitution au Canada et les évolutions possibles de cette situation. Il donne au lecteur de quoi réfléchir, et sortir de cette lecture en ayant un point de vue un peu différent d'avant. Non les prostituées ne sont pas toutes des droguées qui vendent leur corps pour acheter de la came et qui se font tabasser par des clients alcooliques et violents. Il y a une forme étrange de respect dans cette oeuvre. C'est assez ambivalent. D'un côté on sent que l'auteur respecte leur choix, leur mode de vie, leur personnalité en tant que femme, et non professionnelle du sexe uniquement. Mais d'un autre côté, il rentre dans le jeu de la consommation des corps, et se surprend à mal noter une prostituée sur un site à cause d'une fellation mal faite. Il y a un décalage entre ce que peut penser cet homme lorsqu'il parle avec une femme, et ce que la société a injecté de présupposés négatifs en lui. Il veut les défendre mais se permet de les déprécier. Bref, c'est assez particulier et ça fait réfléchir. Mais c'est bien. Très bien. 

Chester Brown. 23 prostituées. Cornélius, 2012. 

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Lundi 19 novembre 2012 à 12:20

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Doubt, Tomes 2, 3 et 4, de Yoshiki Tonogai :
Comme je vous l'annonçais dans le premier
Point Manga, la série Doubt commençait de manière abrupte, laissant le lecteur assailli de questions et de doutes. La suite est à l'image de ce premier tome. On découvre un peu plus les personnages, et quelques raisons de leur présence dans ce bâtiment clos commencent à apparaître. Des alliances se créent, et des joueurs (malgré eux) trouvent la mort. Ils ne peuvent se fier à personne, et n'importe lequel d'entre eux peut être le loup, peut les trahir et les tuer froidement, sans scrupule. Là où l'intrigue est intéressante, c'est dans les nombreux rebondissements. La plupart du temps, on ne s'attend pas à ces retournements de situations, et le lecteur devient aussi désemparé que les personnages, suspectant tour à tour chacun d'eux. Et si vous pensiez avoir trouvé le loup, attendez bien la fin du dernier tome, car on peut toujours être surpris ! 

Ce que j'ai aimé : Un dessin à l'image de l'histoire, rythmé, énergique. On ne s'appesantit pas sur des détails insignifiant. Tout doit aller vite, dans un sentiment d'urgence, les personnages jouent leur vie et doivent faire au plus rapide. Les rebondissements sont bien amenés, et chaque tome laisse un suspense intense, qui ne donne qu'une envie : plonger immédiatement dans le suivant. On apprend petit à petit à connaître un peu mieux les personnages, ce qui donne une proximité, une intimité. On est donc d'autant plus touché de s'être trompé sur eux, ou de les voir mourir. Ils ont tous leurs raisons d'être dans ce jeu macabre, mais ils ne le savent pas forcément, et vont le découvrir à leurs dépens. Et puis cette fin ! Très bien tournée, une vraie surprise, rien de trop facile ou sans lien avec le reste de l'histoire. Quand la quatrième de couverture du premier annonce un mélange entre Saw et Les 10 petits nègres, c'est tout à fait ça. On retrouve des codes des deux, mais sans que l'issue devienne trop évidente. Même en gardant ces modèles en tête, on est surpris. C'est donc une série entièrement satisfaisante. Assez longue pour prolonger le plaisir de la lecture, et assez courte pour ne pas s'éterniser et perdre son sens initial. 

Vendredi 9 novembre 2012 à 9:20

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 Solanin T1&2 - Inio Asano 

Meiko et Taneda vivent ensemble depuis un an a peu près, mais se connaissent et sortent ensemble depuis leurs débuts à l'université, six ans plus tôt. Meiko travaille dans un bureau, à gérer des listes de clients et servir du thé. Taneda, lui, travaille comme illustrateur pour un journal, payé une misère et avec un statut plutôt précaire. Ils ne sont pas bien riches, mais ils s'en sortent. Et puis un jour Meiko décide de démissionner, tant son emploi lui pèse. Elle lâche tout pour se sentir vivante, mais n'a pas vraiment d'idée de ce qu'elle va faire ensuite. Taneda, lui aussi, aimerait vraiment quitter son travail afin de faire de la musique à plein temps, reformer le groupe qu'il avait à la fac, enregistrer un disque. Mais lequel des deux doit sacrifier ses envies pour l'autre ? Solanin c'est l'histoire de leur couple, de cette relation fusionnelle complexe entre deux personnes qui s'aiment énormément, mais ont du mal à vivre ensemble, se disputent souvent mais ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre. C'est aussi l'histoire de leurs amis, certains à l'université, d'autres qui travaillent, de couples fragiles qui essayent de tenir, de jeunes adultes un peu perdus qui ne savent pas trop quoi faire de leur vie, où aller, sur quoi se reposer, qui voudraient rester des adolescents pour toujours et n'arrivent pas à passer de l'autre côté de la barrière. C'est une belle histoire sur la vie, sur le fait de grandir, de changer, sur ce que l'on veut, sur les rêves, les petites déceptions du quotidien, sur ce qui fait battre le coeur.

Attention énorme coup de coeur. Solanin ce n'est pas qu'un manga. Déjà le dessin est magnifique, j'ai tout de suite été attirée par les traits des personnages, leurs expressions. Mais en plus de ça, l'histoire est sublime. Ces deux adolescents sont attachants, et je pense que n'importe qui peut se retrouver en eux. Leurs amis aussi, d'ailleurs. C'est une histoire assez douce et triste, une histoire d'amour un peu tragique qui serre le coeur, parce qu'encore une fois, le thème est universel. C'est surtout une très belle réflexion sur le passage à l'âge adulte, sur l'envie ou non de s'intégrer dans une société qui va vite, où il faut être sérieux et où souvent le travail est plus alimentaire que passionnant. C'est un manga qui aborde bien le thème de la vie de couple quand on est jeune, des doutes, de l'exaspération de l'autre et des rythmes décalés, de la sensation d'avoir perdu ce que l'on voulait à la base. L'auteur arrive à faire passer tout ça très doucement, avec des réflexions très justes de la part des personnages, que ce soit dans les dialogues ou dans les pensées. Il y a une certaine légèreté dans le dessin,une grande poésie et l'on ne peut pas s'empêcher de dévorer le deuxième tome dès la fin du premier. Il y a une tension qui fait que les deux doivent se lire à la suite, et aussi que l'on pleure toutes les larmes de son corps, mais ça c'est autre chose. Alors lisez Solanin, ne passez surtout pas à côté, parce que c'est un chef d'oeuvre. 

Inio Asano. Solanin, T 1 & 2. Kana, 2007 & 2008. 

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Mardi 30 octobre 2012 à 8:52

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Death Note, Tomes 1 et 2, de Tsugumi Ohba et Takeshi Obata : Light Yagami est un adolescent tout à fait ordinaire, quoiqu'extrêmement doué en cours. Un jour, il trouve un cahier dans la cour de son lycée. Les instructions au début de celui-ci lui expliquent que si un nom est inscrit dans le cahier, la personne concernée meurt dans les quarante secondes. Ces instructions sont modulables, on peut par exemple préciser les circonstances de la mort, prévoir un scenario, bref, tout pour jouer à faire le bien, ou le mal. Et au départ, les intentions de Light sont bonnes. Il souhaite éliminer les criminels afin de rendre le Japon, et la planète entière, plus sûrs. Mais petit à petit, ce cahier va lui servir à des fins personnelles, et donc plus uniquement pour faire le bien. Le mystérieux "L", connu pour avoir résolu les enquêtes les plus difficiles, va même être mis sur l'affaire. Désormais, c'est une lutte entre ces deux personnages qui va commencer. 

Pourquoi j'ai aimé : Parce que ce manga est bien construit, on s'attache plus ou moins au personnage de Light, mais on garde quand même la perspective que ce garçon joue avec quelque chose qui le dépasse. Avoir les deux côtés de l'enquête permet de voir des points de vue différents et j'ai trouvé passionnant cette réflexion centrée sur : A partir de quel moment arrête-t-on de faire le bien et devient-on un assassin ? 

Black Butler, Tome 1, de Yana Tubusu : Sebastian est le majordome de Ciel Phantomhive, mais c'est un être assez particulier. Il est charmant, travailleur, parfait. Il anticipe les désirs et répare les innombrables bêtises des trois autres employés du manoir Phantomhive. Mais tout cela n'est-il pas un peu étrange ? Car tant d'efficacité n'est pas humaine. Et Ciel Phantomhive, le maître des lieux, un enfant, n'aurait-il pas fait appel à une force maléfique afin d'être protégé en toutes circonstances ? Car Ciel a de quoi être traqué, que ce soit pour sa fortune et son pouvoir. Il faut donc faire appel aux bonnes personnes. Mais à quel prix ? Que Ciel a-t-il sacrifié pour être partout accompagné du meilleur, du plus drôle, séduisant et mystérieux des majordomes ? 

Pourquoi j'ai aimé : Parce que le dessin est super. Entre l'élégance des personnages principaux et l'humour rendu avec les personnages secondaires souvent super déformés, l'équilibre se tient. Le ton est léger, plutôt joyeux, jusqu'à ce que l'on arrive au coeur de l'action. N'ayant lu qu'un seul tome, je n'ai que le début de l'intrigue, mais on peut voir que tout est traité avec second degré, et c'est appréciable. On passe un bon moment, on a des éléments qui laissent présager d'une suite intéressante. Bref, à continuer. 

Doubt, Tome 1, de Yoshiki Tonogai : Rabbit Doubt est un jeu en ligne qui fait fureur chez certains jeunes japonais. Le principe est simple. Tous les joueurs sont des lapins, sauf un, qui est le loup. Sauf que le loup a l'apparence d'un lapin, et qu'il est bien sûr le seul à savoir qu'il est le loup. Le loup a pour but de dévorer les lapins, les uns après les autres. Les lapins ont pour mission de débusquer le loup avant qu'il n'ait fait trop de victimes. Lorsque six adolescents accros à ce jeu se rencontrent, ils pensent s'en tirer avec une soirée karaoke. Mais rien ne va se passer comme prévu. L'un d'entre eux va être sacrifié, et tous vont se réveiller dans une pièce, avec peu de possibilités d'évasion. Ils vont très vite se rendre compte que ce n'est pas un sordide enlèvement. Ils sont dans une partie de Rabbit Doubt, grandeur nature. Un loup est parmi eux, et ils vont devoir le trouver rapidement, s'ils ne veulent pas mourir les uns après les autres. 

Pourquoi j'ai aimé : Comme l'annonce le résumé, ce manga est un excellent croisement entre Les 10 petits nègres et Saw. Une ambiance d'abord enjouée qui bascule rapidement vers une atmosphère cauchemardesque. Les adolescents vont devoir apprendre à se lier pour survivre, mais pas facile quand on sait qu'il y a un traître dans le lot. Surtout qu'ils ne semblent pas être seuls, et que leurs mouvements sont peut-être filmés. Est-ce que tout a été programmé et qui est derrière tout ça ? Le cauchemar continue dans le tome 2, que j'ai hâte de lire. 

Vendredi 7 septembre 2012 à 8:57

                    http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv2/9782754800464175-copie-3.jpg                              http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/holmesnewcouv-copie-1.jpg http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv2/78227049o-copie-1.jpg




Cecil & Brunschwig. Holmes. Futuropolis. 36/46 p. 



Résumé : Après la mort brutale de Sherlock Holmes, Watson décide d'écrire sa dernière histoire. Alors qu'il se rend sur les lieux du drame, il trouve  des lettres de son ami lui indiquant que tout ceci a été plus ou moins préparé, et qu'il faut chercher le dossier Moriarty. Watson se lance alors dans les recherches, mais Mycroft, le frère de Sherlock, semble bien décidé à l'empêcher de réhabiliter son ami. En effet, durant ses dernières années, Sherlock aurait consommé beaucoup trop d'héroïne et aurait inventé Moriarty de toutes pièces. Le doute est semé. Watson va devoir faire la part des choses entre la fascination qu'il a de son ami et ce que lui raconte la famille d'Holmes, ainsi que celle de Moriarty qui refuse que le nom d'un des siens soit souillé à cause des fantasmes sous influence d'un petit enquêteur de pacotille. 

Ce que j'ai aimé : L'enquête en elle-même est plutôt sympathique. On découvre un peu plus Watson ainsi que Mary, sa femme, ce qui n'est pas forcément le cas dans les aventures de Sherlock Holmes. C'est un bel hommage, on sent que les éléments déjà existants ont été respectés. Le suspense est très bien géré, à chaque fin de tome on a envie de commencer le suivant, car les auteurs nous laissent à un moment crucial. C'est agréable à lire, on se prend dans l'ambiance. Le personnage de Wiggins est sympathique et marche sur les traces de son maître.

Ce que j'ai moins aimé : Le dessin. Même s'il est satisfaisant, je ne suis pas complètement convaincue. Autant le côté légèrement aquarellé des dessins me plaisait, autant certains ont l'air d'avoir été un peu bâclés, et c'est dommage. La longueur des tomes. Ou justement son absence. Sur les deux premiers tomes : 36 pages. C'est terriblement court. Beaucoup trop même. Ces tomes manquent un peu de rebondissement, de diluant. On passe d'un évènement à l'autre sans avoir vraiment le temps de comprendre ce qui se passe. Et absolument pas le temps de s'attacher, ou même d'approfondir la connaissance des personnages secondaires. 

Au final : Lecture facile et agréable sur un sujet qui me plaît beaucoup. Dommage pour les dessins comme pour la rapidité de la lecture. 

Mardi 14 février 2012 à 9:20

La semaine dernière j'ai très peu lu de romans, mais j'ai eu l'occasion de jeter un coup d'oeil à un petit paquet de BD, et je vous en livre donc un compte-rendu assez sommaire, mais représentatif de ces lectures. 

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Ma vie est tout à fait fascinante 
 
Un petit album ( dans un mignon format chez Livre de Poche ) où Pénélope Bagieu nous raconte sa vie de fille dans des strips d'une page ou deux. C'est cliché, mais ça marche bien. Les filles n'ont aucune difficulté à se reconnaître dans les personnages féminins. C'est drôle, assez subtil, ça fonctionne. Après, ça ne reste pas forcément, mais comme la demoiselle commence à s'imposer dans le monde de la BD, il me semblait intéressant de voir comment elle avait commencé. 


Pénélope Bagieu. Ma vie  est tout à fait fascinante. Le Livre de Poche, 2009. 94p. 

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv2/9782501061636G.jpg J'aurais adoré être ethnologue.

Dans le même genre que Pénélope Bagieu, Margaux Motin nous livre une BD spécial nanas, où l'on découvre que la vie de femme, de mère, de super-héroïne du quotidien, c'est quand même pas du gâteau. J'aurais tendance à préférer les dessins de Motin à ceux de Bagieu, et je trouve que cette petite BD est vraiment sympa. Ici également on retrouve le principe de strips d'une page ou deux, rarement plus. Mais ça détend, ça fait rire, et ça confère à la communauté féminine des points de ralliement ( avec des histoires de fringues, d'épilation, de boulot, d'enfants et de mâles. ) Très chouette. 


Margaux Motin. J'aurais adoré être ethnologue. Marabulles, 2009.

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv2/2259639947.jpg La Page blanche

Ici on retrouve Pénélope Bagieu pour une vraie BD avec une vraie histoire ( et Boulet au scenario). Une jeune femme assise sur un banc se demande ce qu'elle fait là, qui elle est, où elle habite, et ce qui lui est arrivé. Mais rien ne revient, c'est la page blanche. Elle réussit à retrouver son adresse en fouillant dans ses papiers, et cherche à en apprendre plus sur elle. Mais qui croirait cette amnésique qui ne présente aucun traumatisme, rien qui puisse indiquer qu'elle ait subit un choc physique ou émotionnel. Il faut reprendre le travail, mais comment faire quand on a tout oublié, faire semblant d'être amie avec des personnes que l'on a côtoyé auparavant, et démêler petit à petit les noeuds de mystère. Le principe de cette quête de soi me paraissait intéressant, et j'attendais de voir ce que Boulet et Bagieu allaient en faire. C'est assez bien mené, mais la fin reste très décevante. Malgré tout, c'est une lecture plaisante. 

Pénélope Bagieu & Boulet. La page blanche. Delcourt, 2012.

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv2/albumcoverlarge13284.jpg Yesterday T 1

Reçue à Noël, j'ai un peu laissé traîner cette BD avant de me mettre dedans. John Duval, le personnage de cette histoire, nous raconte qu'il avait 23 ans en 2003, lorsqu'à son arrivée à New York, il a pris une sacrée cuite avant de se réveiller... en 1960 ! Il a bien du mal à y croire, mais il lui faut se rendre à l'évidence, Kennedy n'est pas encore élu, le King a vu sa carrière chuter lors de son départ pour la guerre, et personne n'a jamais entendu parler des Beatles. Pas encore. John Duval rencontre un groupe de jeunes musiciens, apprend à les connaître, essaye de leur confier son secret et ne réussit qu'à passer pour un petit fou de français, mais bien sympa quand même. Et quand vient le moment de composer leurs morceaux, ce sont les musiques des Beatles qui lui viennent sur les lèvres. Il va donc usurper l'identité d'un groupe que personne ne connaît encore et qui bourgeonnait à peine en Angleterre. Jusqu'à ce que le remords ne le rattrape. 
J'ai été très agréablement surprise par cette BD, qui arrive à mêler fiction, et quasiment fantastique de par l'invraisemblance des situations, et réalité. On se sent pris dans cette ambiance des sixties, on côtoie les plus grands et on sent la supercherie se tramer. Le scenario est plutôt bon, les dessins simples mais efficaces, et à la fin de la lecture on espère qu'une seule chose : Que le tome 2 sorte rapidement ! 

David Blot & Jeremie Royer. Yesterday T1. John Duval & the Futurians. Manolo Sanctis, 2011. 60p.

Dimanche 27 novembre 2011 à 11:27

 
Portugal - Cyril Pedrosa

Portugal c'est l'histoire de Simon, un dessinateur de BD en manque d'inspiration. Il est dans une phase un peu compliquée où il n'a envie de rien. Sa vie de couple périclite gentiment, il n'a pas envie de se poser, de construire quelque chose, ou plutôt, il a la flemme. Il s'englue, comme s'il attendait un signe, un déclic pour pouvoir avancer. Le déclic arrive avec un faire-part de mariage d'une cousine qu'il n'a pas vue depuis son enfance. C'est une partie de la famille qu'il ne voit jamais, à cause de vieilles querelles, à cause d'une histoire un peu mystérieuse liée au Portugal, le pays d'origine de son grand-père. 
Lors d'un déplacement professionnel, un festival, Simon se retrouve au Portugal, perdu dans cette langue qu'il ne comprend pas, qu'il ne maîtrise pas, mais qui l'attire irrémédiablement.  Il sent que sa vie, sa famille, ses racines sont indéniablement liées au Portugal. Un départ s'impose donc... 

J'ai trouvé cette BD absolument fantastique, que ce soit l'histoire comme le dessin, c'est un vrai petit bijou. Les relations entre les personnages sont complexes mais extrêmement intéressantes. On sent beaucoup d'amour, mais aussi de la nostalgie, et la quête d'un petit quelque chose qui manque pour donner du sens à sa vie.  Je ne sais même pas comment la commenter ( et puis je l'ai lue il y a déjà un petit bout de temps, alors ça commence à être un peu flou au niveau des détails. ) Mais j'ai trouvé quelques planches sur internet, et je vous les mets donc, que vous puissiez avoir un aperçu. 

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