Lundi 31 décembre 2012 à 9:08

 Les délices de Turquie – Jan Wolkers

«  Comment je l’ai rencontrée. En fait, deux fois. Cette diablesse rousse. Mais je l’ai appelée par ce nom beaucoup plus tard, après qu’elle m’eut lâché pour ce ramolli de mes deux et qu’elle fut venue reprendre son fourbi – une machine à coudre, un aspirateur et quelques autres pauvres objets – et que j’eus constaté à cette occasion qu’elle pouvait, telle une furie, rouler comme sa mère de gros yeux de sorcière. Il est vrai que j’avais tenté de la tringler devant le miroir tandis que son amant, craignant que je ne la moleste, poireautait devant la porte. »

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Dans un Amsterdam des années soixante, notre narrateur, qui ressemble à s’y méprendre à l’auteur, nous raconte comment il a rencontré Olga et comment elle l’a quitté, après quelques années de mariage passionné. Lorsque ce roman débute, Olga est déjà partie depuis bien longtemps. Le personnage principal, sculpteur, a bien essayé de l’oublier en ramenant une ribambelle de filles chez lui et en se jetant à corps perdu dans le travail, rien n’y fait. Olga est toujours là. Cette diablesse rousse, comme il l’appelle lui-même, s’est mise sur son chemin totalement par hasard et il en est tombé presque instantanément amoureux. Tout s’est vite enchaîné, la vie en commun, pour échapper à la mère d’Olga, une harpie protégeant sa fille à coup de griffes, le mariage et la lente dégradation du couple. Alors le narrateur raconte, pour ne pas oublier Olga et peut-être s’en remettre un jour.

Jan Wolkers est sûrement un inconnu pour la plupart des gens, mais il fait partie des auteurs majeurs des années soixante aux Pays-Bas. Sa vie a très largement inspiré son œuvre, puisqu’il a épousé une femme qu’il a aimée passionnément, mais dont le mariage s’est rapidement terminé. Dans ce roman politiquement incorrect, il s’inscrit dans la prestigieuse lignée d’Henry Miller et Charles Bukowski et nous livre une œuvre piquante, mordante, et passionnante. L’ambiance de la vie d’artiste, les disputes, les scènes de sexe très crues, les beuveries tout au long de la nuit, tout est rythmé dans ce livre. On y sent une pulsion de vie très forte, et des émotions très contradictoires. Le narrateur ressent un amour infini, une passion destructrice pour Olga, qui sera sa muse, son amante, sa femme, et à la fois une haine farouche pour celle qui lui a brisé le cœur. On s’amuse des frasques du héros lors de ses aventures multiples et souvent ratées avec d’autres femmes, on se moque gentiment de ce personnage misanthrope, en marge de la société et à la fois on ne peut qu’être frappé d’empathie devant sa souffrance. Olga, quant à elle, suscite des réactions parfois violentes. On ne peut l’aimer totalement car elle est responsable de la souffrance du narrateur, mais à la fois elle est attachante, cette petite rousse pleine de vie, de malice, de candeur. Elle charme le lecteur autant que le personnage pour mieux les trahir ensuite, mais au final, on garde une certaine affection pour elle. Je suis ravie que les éditions Belfond aient décidé de rééditer ce titre, paru pour la première fois en 1969 aux Pays-Bas, car il est définitivement ancré dans une époque, une façon de vivre très vite, entièrement, et que c’est un magnifique témoignage plein d’humour grinçant et acide d’un amour malheureux.

Jan Wolkers. Les délices de Turquie. Belfond, 2013. 246p.

Mardi 25 décembre 2012 à 21:47

 Eloge des femmes mûres - Stephen Vizinczey

" Une des horreurs de la prime jeunesse, c'est qu'on n'a pas conscience de sa défaite. Je m'acharnai à demander successivement à chacune des filles assises sur le cheval d'arçons de venir danser avec moi, et j'essuyai, de la part de chacune, un refus catégorique. L'une d'elles descendit de son perchoir et se précipita sur la piste pour répandre la nouvelle de mon érection. Pendant qu'on mettait un autre disque, je me dirigeai vers plusieurs filles qui venaient de quitter leur cavalier, mais, en me voyant, elles éclatèrent de rire et piquèrent un fard. Je n'arrivai pas à comprendre ce qu'il y avait de si ridicule ou de si terrible à désirer cette idiote de Bernice maigre comme un clou. Je continuai de me dire que c'était parfaitement normal, et pourtant je me faisais l'effet d'un pervers. Je m'enfuis honteusement du gymnase et rentrai chez moi la mort dans l'âme. " 

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Andras Vajda est un tout jeune garçon lors du début de ce roman et ne connait absolument rien aux femmes. Il vit en Hongrie avec sa mère, et a une dizaine d'années lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclate. Jeté sur les routes puis recueilli par l'armée américaine, c'est là que son éducation sentimentale va vraiment commencer. En côtoyant des femmes plus âgées que lui, il réalise la différence de maturité entre de jeunes filles et des femmes mûres et plus expérimentées. C'est une grande histoire d'amour que va vivre Andras, avec plusieurs femmes cependant. De ses premiers émois adolescents avec la voisine du dessus, en passant par les femmes mariées et celles avec qui il travaille, toutes ces femmes sont aimées, respectées, et puis délaissées dès que l'amour s'enfuit. Mais à travers cette succession de rencontres, c'est de sa jeunesse que parle Andras, de son engagement politique dans la Hongrie communiste, la prise de parti dans l'insurrection de Budapest, son exil en Italie puis au Canada et aux Etats-Unis. C'est la période des changements de mentalité, de changements politiques, sociaux, et le jeune Andras est là pour en témoigner. Mais malgré la gravité de ce qui se passe au dehors des chambres, c'est ce que l'on y vit à l'intérieur qui est développé. La découverte de l'autre, la réciprocité du plaisir, le respect de son partenaire, tout ce qu'il faut pour faire un  sublime éloge des femmes mûres. 

Après avoir entendu beaucoup parler de ce roman, j'ai eu l'occasion de le trouver il y a quelques années, et il traînait dans ma PAL depuis un certain temps. Je ne regrette pas d'avoir entamé cette lecture car j'y ai trouvé une oeuvre extrêmement riche, que l'on ne saurait réduire à de la '"littérature érotique". Car il ne s'agit pas uniquement de cela. Certes, les scènes narrant les rapports sexuels du personnage principal avec ses nombreuses maîtresses se classent directement dans le genre de la littérature érotique, mais la réflexion est beaucoup plus poussée que de simples histoires de sexe. Quelque chose dans le style de l'auteur m'a fait penser à Milan Kundera, peut-être pour cette précision dans l'écriture que j'apprécie chez les quelques auteurs des pays de l'Est que j'ai pu lire. Ce que l'auteur avance sur les relations amoureuses et sexuelles m'a semblé très juste. Il y a un rapport à l'autre complexe, basé souvent sur le désir, mais un désir qui peut être multiple, tout comme les maîtresses d'Andras. Un passage au début du roman insiste sur le fait que l'amour peut prendre des formes très variées, et que l'on peut aimer plusieurs personnes en même temps, et ce principe est exploité pendant le reste du roman. Andras ne peut rester très longtemps avec la même femme, car son amour pour elles est tellement grand qu'il est sujet à une forme de boulimie. C'est un personnage très attachant, qui se pose énormément de questions sur la vie, l'amour, la meilleure manière de déclarer sa flamme à une femme... On passe un excellent moment en sa compagnie, de plus que le contexte historique et politique est extrêmement intéressant. 

Alors lisez ce livre qui parle si bien d'amour, qui parle si bien des femmes tout en ne les épargnant jamais, mais c'est peut-être ça la force de ce roman, aimer sans idéaliser. 

Stephen Vicinczey. Eloge des femmes mûres. Folio, 2011. 284p.

Dimanche 23 décembre 2012 à 15:44

 Mort à Devil's Acre - Anne Perry 

" L'entrejambe et le haut du pantalon étaient noyés dans le sang ; le tissu de laine brune avait été lacéré et les parties génitales, complètement arrachées, reposaient entre les genoux, masse de chair violette, sanguinolente, méconnaissable. 
Withers sentit une sueur glacée perler à son front. Il eut envie de vomir, incapable de contrôler le tremblement de ses jambes. Dieu miséricordieux, quel être humain avait pu faire subir pareil supplice à son prochain ? Il partit à reculons en trébuchant et s'appuya contre le mur, tête baissée, pour empêcher la nausée de le submerger. " 

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv2/16656912.jpgLa quartier de Devil's Acre a toujours été réputé pour être particulièrement malfamé. On y trouve des maisons closes, des maisons de jeu, un nombre grandissant d'ivrognes, prostituées et de mendiants. Mieux vaut ne pas y passer la nuit. Lorsque l'inspecteur Thomas Pitt y est appelé afin de travailler sur un meurtre sordide, il ne s'attend pas à une telle cruauté. L'assassin a poignardé un médecin respectable, et l'a dépossédé de ses parties génitales. Mais l'horreur ne fait que commencer, car il ne s'agit pas d'un meurtre isolé. Le propriétaire d'une maison close, proxénète à ses heures, a lui aussi été tué de la même manière quelques temps auparavant. Cet assassin sans scrupule a sans doute un message à faire passer. Charlotte Pitt, la femme de l'inspecteur (qui prend un certain plaisir à se mêler des enquêtes de son mari) ne peut pas, cette fois-ci, user de ses relations dans la bonne société anglaise afin de démasquer le coupable. Sauf peut-être quand c'est un jeune homme de sa connaissance qui est victime de ce mystérieux meurtrier. Charlotte passe à l'action, accompagnée de sa soeur Emilie, et est bien décidée à arrêter cet assassin avant que le cauchemar ne prenne plus d'ampleur. 

Cela fait maintenant quelques temps que je prends plaisir à lire les aventures de Charlotte et Thomas Pitt dans la bonne société de l'Angleterre victorienne. Mais cette fois-ci, je n'ai pas été aussi emballée que lors de leurs précédents enquêtes. L'intrigue est plutôt bonne, on se trouve face à un crime sordide qui semble relier des personnes n'ayant aucun rapport entre elles. Mais tout converge vers la prostitution et les maisons closes, ce qui fait quelques vagues dans les familles respectables. L'enchaînement des évènements me semble assez plat, et je n'ai pas retrouvé le rythme qui me plaisait dans les précédents romans d'Anne Perry. Certains personnages sont très attachants, comme le Général Balantyne, et Charlotte trouve toujours grâce à mes yeux. Mais cette manie qu'elle a de vouloir devancer son mari, qui est tout de même inspecteur de police, et de résoudre les affaires sans lui, est extrêmement agaçante. J'aime beaucoup Thomas Pitt. C'est un personnage assez simple mais intelligent, et je trouve qu'il est trop mis à l'écart dès que Charlotte se mêle de l'enquête. D'ailleurs, la plupart du temps, c'est elle qui résout l'énigme, et non pas son mari. De plus, le style littéraire d'Anne Perry m'a semblé encore plus plat qu'à l'ordinaire. Certaines phrases étaient lourdes, répétitives, ce qui m'a un peu gênée. Quant à la fin, inutile de s'appesantir longtemps dessus, sans présenter de réelle surprise, elle est expédiée en trois pages, ne donne que la moitié des réponses et semble presque tirée par les cheveux. 

Ce qui est toujours intéressant dans ces romans, c'est le portrait de la société anglaise de l'époque. Les conventions sociales, les moeurs, tous les codes qui régissaient cette époque, et cette classe aisée. L'ambiance créée dans le roman est donc assez intéressante, pour le côté documentaire. Malgré cet aspect, j'ai trouvé que c'était une lecture assez plate. Il me reste encore trois romans d'Anne Perry dans ma PAL, et une fois que je les aurai lus, je ne sais pas si je continuerai dans la série des Charlotte et Thomas Pitt. 

Anne Perry. Mort à Devil's Acre. 10/18, 1999. 286p. 

Ce roman est le quatrième de la liste pour le challenge Cold Winter. 
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Samedi 15 décembre 2012 à 21:41

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 23 prostituées - Chester Brown

Dans cette bande dessinée autobiographique, Chester Brown aborde un sujet extrêmement polémique et s'en sort avec brio. Après une rupture assez simple avec sa petite amie, Chester s'est rendu compte que les relations de couple étaient biaisées par un sentiment d'appartenance, de jalousie et de possession beaucoup trop fort. Partant de là, il a pris conscience qu'un moyen simple pour assouvir ses besoins sexuels sans s'engager dans une relation, était de fréquenter des prostituées. Durant une grosse décennie, il a payé pour avoir des relations sexuelles, et a aussi beaucoup discuté avec ces femmes. Il nous livre ici un compte rendu de ces expériences, et de son point de vue sur la prostitution au Canada. 

Ses amis, au courant de ses pratiques, ont des points de vue très tranchés, souvent en défaveur de la prostitution, et c'est ce qui créée tout le débat dans cette BD. Pour eux, il s'agit d'un comportement malsain, de femmes sans estime d'elles-mêmes et de cautionner des pratiques qui choquent la morale. Mais Chester Brown apporte des arguments indéniables, et pose au lecteur de vraies questions à propos d'un fait de société présent dans chaque pays. Chaque chapitre parle de la rencontre avec une prostituée, parfois du retour à une prostituée. Certains sont très courts, d'autres s'étendent sur plusieurs pages. Le noir et blanc ainsi qu'un dessin très simple focalisent l'attention du lecteur sur les paroles des personnages, sur l'évolution d'un point de vue, d'un comportement. 

Ce que j'ai beaucoup aimé dans cette BD, ce sont les appendices et les notes à la fin de l'ouvrage. L'auteur y fait quelques mises au point concernant la législation de la prostitution au Canada et les évolutions possibles de cette situation. Il donne au lecteur de quoi réfléchir, et sortir de cette lecture en ayant un point de vue un peu différent d'avant. Non les prostituées ne sont pas toutes des droguées qui vendent leur corps pour acheter de la came et qui se font tabasser par des clients alcooliques et violents. Il y a une forme étrange de respect dans cette oeuvre. C'est assez ambivalent. D'un côté on sent que l'auteur respecte leur choix, leur mode de vie, leur personnalité en tant que femme, et non professionnelle du sexe uniquement. Mais d'un autre côté, il rentre dans le jeu de la consommation des corps, et se surprend à mal noter une prostituée sur un site à cause d'une fellation mal faite. Il y a un décalage entre ce que peut penser cet homme lorsqu'il parle avec une femme, et ce que la société a injecté de présupposés négatifs en lui. Il veut les défendre mais se permet de les déprécier. Bref, c'est assez particulier et ça fait réfléchir. Mais c'est bien. Très bien. 

Chester Brown. 23 prostituées. Cornélius, 2012. 

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Mercredi 12 décembre 2012 à 21:41

 Miss Charity - Marie-Aude Murail 

" Dès le lendemain, Mademoiselle entreprit de m'enseigner le français. "Bonjour, comment allez-vous ? Mon nom est Charity Tiddler, j'ai dix ans". Je retins tout ce que Mademoiselle m'apprit, sans difficulté comme sans plaisir. Je ne voyais pas l'intérêt de dire en français ou en chinois que je m'appelais comme je m'appelais et que j'avais l'âge que j'avais. Mes sujets de préoccupation portaient davantage sur le nombre de poils de la chenille processionnaire et la façon dont s'articule une patte de grenouille. Les leçons de piano m'assoupirent tout à fait. J'ai toujours joué avec autant d'âme qu'une boîte à musique. Les leçons de danse furent catastrophiques. J'étais vive mais sans grâce. Au bout de deux mois, Mlle Legros ne savait plus que faire de moi. J'aurais fait un petit garçon acceptable, mais j'étais une fillette désespérante. " 

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/murailmisscharity.gif1875. Miss Charity n'est qu'une toute petite fille au début de ce roman. Elle vit à Londres avec des parents et sa bonne. Et la cuisinière aussi. Mais Charity Tiddler n'a rien d'une bonne petite fille sage et appliquée. Ce qu'elle apprécie par-dessus tout, c'est observer la petite ménagerie qui vit dans sa nursery. Des souris, des poussins, un lapin, un rat, un corbeau, un hérisson... Rien n'est plus passionnant que de les regarder, les dessiner, les apprivoiser et même leur apprendre quelques tours. Mais ce n'est vraiment pas convenable pour une jeune fille. Charity a beau essayer de faire des efforts, elle n'est bonne ni en danse, ni en piano, ni en chant, ni en langues étrangères. Ce qu'elle sait faire, c'est dessiner et observer le monde qui l'entoure. Et il n'y a pas que les animaux à être drôles et parfois ridicules. Ses cousines, mondaines et énamourées de chaque garçon qui passe, sa mère, neurasthénique, son père, un homme presque muet mais possédant les plus beaux favoris de tout Londres. Et surtout, Kenneth Ashley, l'insupportable Kenneth Ashley qui est toujours là où on ne l'attend pas, et pour qui Miss Charity pourrait bien délaisser ses petits compagnons à poils et à plumes... 

Ce livre m'a été offert par des amis pour Noël (en avance, certes, mais pour Noël tout de même) et je l'ai dévoré pendant le week end. C'est un véritable coup de coeur. Marie-Aude Murail nous plonge dans une ambiance victorienne qui n'a rien à envier aux romans de Jane Austen. Tout d'abord, le personnage principal, Charity Tiddler, est extrêmement drôle, intelligente et vive. On la suit de ses cinq ans à une vingtaine d'années et on la voit évoluer à l'inverse de la plupart des jeunes filles de l'époque. L'auteure mêle différentes références dans ce livre, des soeurs Brontë (avec le pensionnat de Blanche Legros) à Janes Austen ( les intrigues amoureuses) en passant par Charles Dickens, Beatrix Potter (l'image centrale de ce roman), Bernard Shaw et Oscar Wilde. C'est une belle plongée dans une société très codifiée où la liberté laissée aux femmes était particulièrement restreinte. On a là une jeune fille qui veut prendre son indépendance, s'émanciper de règles absurdes et qui va se heurter à une sorte d'incompréhension de la part de ses contemporains. Chaque personnage est haut en couleurs, possède un véritable caractère, et les animaux aussi sont extrêmement importants, parfois plus que les êtres humains !  Le style de l'auteur est juste parfait, drôle, pertinent, avec une forme presque théâtrale pour les dialogues, ce qui met en valeur le sens de la répartie de Charity Tiddler.
 C'est un livre pour s'évader, voyager dans le temps et dans l'Europe, et passer d'excellents moments en compagnie d'une jeune fille que l'on a toutes rêvé d'être. C'est donc, un ENORME coup de coeur. 
J'ai été également enchantée des illustrations de Philippe Dumas, qui rythment le récit et apportent une petite touche très Beatrix Potter au livre. 

Marie-Aude Murail. Miss Charity. L'école des loisirs, 2008. 563p. 

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