Mardi 26 novembre 2013 à 19:58

 Alexandra David-Néel - Jennifer Lesieur

" Dans l'esprit d'Alexandra, l'Inde n'est pas cette colonie appartenant à l'Empire britannique. La reine Victoria, dont elle a vu le portrait à Londres, n'est que la souveraine du Royaume-Uni, pas l'impératrice des Indes. Dans l'esprit d'Alexandra, l'Inde est le pays des brahmanes, des Veda, des innombrables dieux et déesses du panthéon hindou. Une idée romanesque qui s'est construite à travers ses études et ses longues heures de lecture au Musée Guimet. " 

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/editionsfoliogallimardalexandradavidneeljenniferlesieur.gifAlexandra David-Néel n'a jamais été une personne comme les autres. Née de parents qui ne s'aimaient pas spécialement, Alexandra David sent très rapidement une inclinaison vers l'orientalisme, l'Asie et les cultures asiatiques. Après des études brillantes, l'appel du voyage se fait sentir. Mais où partir, et comment ? Echappant à la surveillance de ses parents, elle embarque pour Londres, mais reviendra rapidement, faute d'argent. L'Inde, le premier vrai voyage en Asie, est une révélation : Elle veut aller plus loin, au Tibet, en Chine, au Japon. Au fil des années, elle arpente des pays orientaux qu'elle connait mieux que certains habitants. Peu importe son mari, laissé au Maghreb, il reste un correspondant fidèle mais elle n'a pas besoin de lui. Son érudition lui ouvre les portes, elle n'hésite pas à revêtir la robe orange des religieux. Le XXième siècle se déroule tranquillement sans elle, son ambition est loin de l'Europe. Elle veut être la première femme européenne à rentrer dans Lhassa, capitale interdite. Elle y parviendra, accompagnée de Yongden, son ami et fils adoptif. Au terme de nombreux voyages, Alexandra David-Néel finit par rentrer en France, à Digne dans sa maison, et Marie-Madeleine Peyronnet l'accompagnera jusqu'à sa mort, à presque 101 ans. 

Difficile de résumer en quelques lignes l'extraordinaire destin d'Alexandra David-Néel. Cette femme au caractère bien trempé a toujours suivi ses rêves et ses envies, et n'a jamais laissé quiconque décider pour elle de son destin. Jennifer Lesieur rend très bien ce caractère parfois impossible, colérique, cette envie dévorante d'apprendre, de comprendre, de ne laisser aucune connaissance au hasard. 

De manière chronologique, on suit le récit de la vie d'une femme qui a accompli l'impossible, aurait pu mourir cent fois, mais a continué de faire la nique à la mort jusqu'à plus de cent ans. Les mots qui viennent en lisant cette biographie sont : incroyable, impossible, impressionnant ! On vit au rythme des marches dans les montagnes, accompagné du silence, du bruit du vent glacé qui gèle les mains, épuise les mules... La vie d'Alexandra David-Néel est un voyage où le lecteur l'accompagne, en Asie, mais aussi en elle. 

Du début à la fin, cette vie incroyable ne cesse d'étonner, d'inspirer. On découvre une femme, mais également une époque, et la position d'une femme indépendante au début du XXième siècle n'a rien de facile, et briser les codes est risqué. Au fil du récit, des extraits de correspondance viennent amener de l'émotion au factuel, rendant cette lecture vraiment intéressante. 


Jennifer Lesieur. Alexandra David-Néel. Folio biographies, 2013. 291p. 

Lundi 25 novembre 2013 à 14:25

 Le Dieu de New York - Lyndsay Faye

" La clé pour survivre à New York quand on est pauvre, c'est de savoir se débrouiller et de connaître les raccourcis.
C'est ce que nous avons appris très vite, Valentin et moi, quand aux âges respectifs de seize et dix ans nous nous sommes réveillés un matin, seuls au monde. Ainsi donc, trois jours après l'incendie, tout à fait capable de marcher mais sursautant comme un chat de gouttière au moindre bruit, je savais que j'avais deux options : accepter l'offre de Val d'entrer dans la police, ou partir dans les terres et apprendre l'agriculture. Aussi, puisque je m'étais éveillé dans ce qui semblait être un cauchemar permanent, j'ai décidé de commencer par devenir flic. Pour abandonner à l'instant où je trouverais mieux." 

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv2/9782266238984.jpgTimothy Wilde n'avait, apparemment, rien à faire dans la police. Barman dans un quartier populaire de New York, sa recherche d'emploi a été motivée uniquement à cause d'un incendie ayant détruit son quartier, son travail, mais également son appartement. Envolées, ses économies, il lui faut donc assez rapidement trouver de quoi faire chauffer la marmite à nouveau. Nous sommes en 1845, l'année de la création de la police de New York, un job tout trouvé pour Tim, d'autant plus que son frère, Valentin, est déjà capitaine, et qu'il a des relations influentes. Les heures de patrouille servent le plus souvent à régler des conflits entre les habitants de la ville et les immigrants irlandais qui débarquent par milliers, envahissant les rues, créant des émeutes, et faisant grandir un racisme ambiant. Mais tout change lorsqu'il croise Bird Daly, une rivette, une petite fille employée dans un bordel, effrayée, la robe couverte de sang. A ce moment-là, tout s'accélère, des cadavres d'enfants sont retrouvés, Bird lance Tim sur la piste d'un mystérieux homme masqué découpeur de jeunes prostitués. Tim refuse d'y croire, et pourtant... 

Malgré d'évidentes recherches ainsi qu'un travail de reconstitution du contexte historique très poussés, ce roman n'a pas réussi à me convaincre totalement. Beaucoup d'éléments sont intéressants, notamment la peinture faite de la ville de New York au milieu du XIXème siècle. L'auteur a passé beaucoup de temps à rechercher les termes d'argot employés, la population des quartiers, afin de restituer une image cohérente et fidèle, et cet aspect est vraiment intéressant. 

Néanmoins, le style manque de travail, de rigueur, de ce petit quelque chose qui emballe le lecteur. Les personnages sont assez attachants, notamment Timothy, mais souvent manquent de crédibilité, il y a une exagération de leurs traits qui dérange. Certains rebondissements sont un peu grossiers, trop énormes pour être vraisemblables, et c'est réellement dommage, car la trame initiale pourrait être passionnante. Des meurtres plus ou moins ritualisés incriminant des ennemis des immigrants, une haine de l'Irlandais, un complot quasi-politique, tout cela tenait la route. Mais Lyndsay Faye a à mon avis loupé un truc, notamment avec le rebondissement concernant la vie de Mercy Underhill, la belle agnelle pure et chaste que convoite Timothy Wilde. 

Au début de chaque chapitre, un extrait de texte concernant l'immigration des Irlandais, ou bien la haine des protestants à l'égard des catholiques, et pire encore, des papistes, est mis en avant. Ces détails sont formidables, car ils permettent de resituer cette histoire dans son contexte historique, politique et religieux ( les deux dernières catégories pouvant n'en former qu'une seule). L'ambiance est agréable, la fange New Yorkaise, le monde des vendeurs de journaux, des cousettes, des rivettes, de la jeunesse perdue, condamnée trop tôt, on découvre la ville bien avant l'image de Grosse Pomme qu'elle a pu avoir au XXème siècle. Et les passages sur les débuts de la police, ainsi que les émeutes que cela a occasionné, sont très appréciables. 

Voilà pourquoi je n'ai pas été convaincue. Malgré un contexte historique passionnant, et vraiment travaillé, fouillé, expliqué clairement, le style de l'auteur me semble un peu léger, et certains évènements/rebondissements de l'histoire me paraissent peu crédibles, voire carrément improbables. 

Lyndsay Faye. Le Dieu de New York. Pocket, 2013. 552p.

Ce livre est le deuxième lu dans le cadre du Challenge Cold Winter ! 

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Dimanche 17 novembre 2013 à 19:43

 La pluie avant qu'elle tombe - Jonathan Coe 

" Très bien. Je commence. Photo numéro un : un pavillon de banlieue à Hall Green, à quelques kilomètres du centre de Birmingham. 
J'avais six ans quand la guerre a éclaté. Ma soeur, Sylvia, en avait quinze. Que mes parents aient attendu neuf ans pour avoir un autre enfant est toujours resté un mystère. 
La photo est minuscule. Je ne sais pas dans quelle mesure je vais pouvoir te la décrire. Elle a été prise en hiver, l'hiver 1938 ou 39, je suppose. On voit toute la façade de la maison. L'allée est sur la gauche ; elle s'élève abruptement de la rue jusqu'au portail latéral et elle est très courte, tout juste la longueur de la voiture. Qu'on n'avait pas, à l'époque. Mon père allait au travail à vélo, et ma mère allait à pied ou prenait le tram."

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv2/9782070416967lapluieavantquelletombe.jpgGill connaissait finalement assez mal Tante Rosamund. Malgré les réunions de famille, les séjours des uns chez les autres, sa tante lui apparaissait comme une femme à la vie assez morne, vivant avec une artiste dans la campagne anglaise. C'est lors de l'enterrement de la vieille dame que Gill, chargée de s'occuper des affaires de la défunte, va faire une découverte bouleversante. Lorsque Rosamund est décédée, elle avait à ses pieds des cassettes et un microphone. Un témoignage vocal dense, destiné à une jeune femme, Imogen, que personne ne connaissait réellement. Gill avait dû la croiser une ou deux fois dans sa vie, et ne comprenait vraiment pas pourquoi Rosamund aurait tenu à lui laisser toutes ces cassettes. Alors, en compagnie de ses filles, Gill, dans l'attente de retrouver la jeune femme, va déclencher le magnétophone, et laisser couler la fois de Rosamund, ses souvenirs, sa vie. Au fil des cassettes, Rosamund décrit des photos, car Imogen est aveugle, et ne verra jamais les clichés. Elle décrit les gens, les lieux, elle déroule la bobine d'un film de famille, d'une histoire qui finalement les concerne tous. Comment Imogen est entrée dans la vie de Rosamund, comment elle en est sortie, et pourquoi. Et Rosamund a décidé de ne rien laisser de côté, de n'épargner personne, de dire la vérité, car elle vieille et n'a plus rien à perdre. 

Comment parler de ce livre ?
C'era una volta en avait déjà magnifiquement parlé auparavant, alors l'exercice est compliqué. La prose de Jonathan Coe m'a encore une fois totalement séduite. Dans un style totalement différent de Testament à l'anglaise, on y retrouve tout de même des thèmes communs : secrets de famille, récit de vie, traversée d'un personnage dans une époque... 

Le ton est doux, comme Gill, le personnage principal, le lecteur prend part à l'histoire, se retrouve à écouter/lire les confessions, les souvenirs d'une vieille femme au soir de sa vie. La virtuosité de l'écriture de Coe est de donner cette impression d'être en train d'écouter la voix de cette femme, d'être suspendu au magnétophone, mais également de voir très précisément les images qu'elle décrit. Chaque photo se forme devant nos yeux, prend vie. Cette précision était possible uniquement grâce à ce stratagème astucieux de faire du personnage d'Imogen une aveugle. Le lecteur, aveugle lui aussi, dans un sens car il n'a pas les photos face à lui, se retrouve à reconstruire un à un chaque cliché. 

Le ton est doux, et l'histoire poignante. Pour raconter au mieux cette histoire de famille, Rosamund doit remonter à sa propre enfance. Les souvenirs se déroulent sans jamais s'emmêler, tout est clair, tout fait sens. Des zones d'ombres perdurent, mais tout ce qui est nécessaire à la compréhension de l'intrigue est abordé. Au ton du personnage, on sent qu'un dénouement inattendu, ou bien tragique, se profile. Et même en imaginant la liste des possibles, la fin du livre laisse sans voix, comme vidé d'une histoire qui ne nous appartient pas, que l'on a entendu comme on regarderait au travers d'une serrure.


Une écriture précise, subtile, et délicate. Un sujet travaillé, sans fausse note. Un mélange parfaitement dosé afin de faire de ce roman une petite pépite, à ne surtout pas manquer, et que l'on ne veut surtout pas quitter. 


Jonathan Coe. La pluie avant qu'elle tombe. Folio, 2010. 267p.

Il s'agit de ma première lecture pour le Challenge Cold Winter 
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Vendredi 8 novembre 2013 à 16:49

 Vingt-cinq ans de solitude - John Haines

" Dans  ces beaux étés de l'Alaska intérieur où tant de créatures s'ébattaient, pullulaient et prospéraient, il n'était pas difficile de dénicher un porc-épic. L'un d'eux surgissait parfois le soir devant la maison ou dans le jardin, poursuivant d'un pas traînant un mystérieux voyage à l'aveuglette. Souvent, les chiens laissés libres le débusquaient. Nous entendions des aboiements furieux en amont de la rivière et, tôt ou tard, l'un d'entre eux revenait à la maison la truffe criblée de piquants. Reprenant le chemin des bois, je trouvais ce paisible animal qui passait à l'offensive pour défendre son territoire. Il suffisait d'un bon coup sur son petit groin noir pour le tuer : le corps épais, hérissé de piquants, se détendait progressivement, et dans les yeux sombres, déjà ternes, une lueur s'éteignait." 

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv2/4169FCZAZ3LSY300.jpgJohn Haines a quitté les villes polluées et la foule dans les années 50. Direction, l'Alaska. Au fil des années, la cabane rudimentaire s'agrandit, s'ajoute à d'autres logements disséminés dans la forêt. John Haines vit seul, ou en couple, au rythme des saisons. L'hiver, rude, la température descendant sous la barre des -10, -20°C, la nature hiberne, les animaux ralentissent.  L'été, après la fonte des glaces, le soleil sèche petit à petit l'ambiance humide et infestée de moustiques, laissant l'auteur profiter de longues journées propices au travail de la terre, de la chasse. Il n'est pas seul, il en existe d'autres comme lui, des hommes qui ont choisi de vivre loin de l'étouffement de la civilisation, des hommes qui préfèrent la solitude, les grands espaces, l'immensité de la nature et l'aspect immuable des montagnes. Oh bien sûr ils ne disent pas non, ces hommes, à un petit verre pour se réchauffer dans une auberge, à se raconter, à la lumière de la lampe à pétrole, les vieilles histoires des temps anciens, les histoires d'hommes comme eux venus chasser l'élan, le porc-épic, le renard et le saumon sous le ciel immense de l'Alaska. 

Quel dépaysement que de quitter son cocon chaud et douillet afin de plonger dans ce roman du froid, de la neige. On s'emmitoufle dans une grosse couverture et on tourne chaque page dans l'impression de sentir la morsure du vent sur ses joues. John Haines a su créer une atmosphère particulière, qui m'a rappelée Pete Fromm et Indian Creek, bien que l'histoire soit ici moins linéaire. 

Il n'est pas question de suivre le fil du temps afin de dérouler des souvenirs. Les réminiscences sont ici thématiques, mêlées dans de courts chapitres où il est question de chasse, d'hommes perdus dans les montagnes, de la routine, des animaux croisés sur sa route... On quitte l'hiver pour passer à l'automne ou au printemps, évoluant entre les années 50 et 80, mais cela n'a aucune importance. Car dans les souvenirs de John Haines, le temps semble aboli, le monde évolue au rythme de la nature, et non plus à celui des hommes. 

Comme dans le roman de Garcia Marquez, auquel John Haines fait un clin d'oeil dans le titre, il faut marcher longtemps pour arriver dans ces maisons, pour tomber sur ces gens qui n'appartiennent à nulle part, que personne ne recherche car ils sont trop loin, bien trop loin de tout. Cette enclave de vie hors des règles strictes du défilement moderne du temps fait un bien fou, on a l'impression de lire en prenant son temps, comme si ce récit pouvait durer des heures, des siècles...
 

Un récit à apprécier, si l'on a envie d'évasion, de cette ambiance très blanche et silencieuse, perturbée par le halètement des chiens, et le crissement des pas dans la neige ou le chuintement d'une lampe à pétrole. Un récit à dévorer avant d'entrer totalement dans l'hiver, un morceau de vie sur lequel réfléchir, si l'envie d'une retraite loin du monde fait envie... 


John Haines. Vingt-cinq ans ans de solitude. Gallmeister, 2006. 240p. 

Vendredi 8 novembre 2013 à 14:37

 Vert, histoire d'une couleur - Michel Pastoureau

Aimez-vous le vert ? À cette question les réponses sont partagées. En Europe, une personne sur six environ a le vert pour couleur préférée ; mais il s’en trouve presque autant pour détester le vert, tant chez les hommes que chez les femmes. Le vert est une couleur ambivalente, sinon ambiguë : symbole de vie, de sève, de chance et d’espérance d’un côté, il est de l’autre associé au poison, au malheur, au Diable et à ses créatures." 

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv2/41h9thFo5FL.jpg Le travail sur les couleurs de Michel Pastoureau est déjà connu d'un grand nombre de personnes, notamment ses travaux poussés sur l'histoire de la couleur noire, ainsi que la couleur bleue. Investissant un nouveau terrain de recherche, Michel Pastoureau mène l'enquête sur l'histoire du vert. 


Saviez-vous que les grecs de l'Antiquité n'avaient pas de mot pour décrire la couleur verte ?
 Ou que les teinturiers du Moyen-âge n'avaient légalement pas le droit de fabriquer de la teinture verte ? De manière chronologique, Michel Pastoureau dresse le portrait d'une couleur ambivalente, aimée autant que détestée, symbole de la nature, de la jeunesse, de l'amour courtois, mais également de l'avarice, du hasard, du poison, même. Au fil des siècles, les symboles associés à cette couleur évoluent, mais il faut attendre longtemps pour que le vert représente, comme aujourd'hui, la santé, l'écologie... 

Grâce à une iconographie fouillée, et de qualité, l'auteur s'attache à dresser un portrait complet du vert, que ce soit dans l'Art, la Littérature, mais également la vie quotidienne, la symbolique religieuse ou la chimie. Le lecteur découvre petit à petit que bien souvent, une couleur peut véhiculer des messages rien que par la manière dont elle est obtenue. Le vert, souvent le résultat de mélanges chimiques toxiques ayant causé des accidents, a longtemps été vu comme portant malheur, attirant la mort, ou le Démon.  Mais on y découvre également l'attachement de certains personnages célèbres à cette couleur, comme Napoléon, qui d'ailleurs y succomba.

Ce livre passionnant, à lire presque comme un roman, nous raconte une histoire, au-delà de l'histoire d'une couleur, c'est une porte d'entrée pour découvrir de nombreuses anecdotes et ainsi mieux comprendre le fonctionnement du monde qui nous a précédé.

Michel Pastoureau. Vert, histoire d'une couleur. Seuil, 2013. 240p. 



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