Mardi 8 janvier 2013 à 21:55

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The Perks of Being a Wallflower 

Il y a quelques mois, je vous parlais mon coup de coeur pour le livre de Stephen Chbosky, The Perks of Being a Wallflower ( article
ICI ). Aujourd'hui je vous parle de l'adaptation réalisée par l'auteur et sortie le 2 janvier en France, sous le titre "Le Monde de Charlie". 



Ce film me tenait vraiment à coeur. Le livre avait été une sorte de révélation, et j'appréhendais un peu l'adaptation, de peur d'être déçue. Et bien j'ai été comblée. Les acteurs ( Logan Lerman, Ezra Miller et Emma Watson ) forment un trio formidable et attachant. Charlie ( Logan Lerman), arrive au lycée, après avoir traversé une passe un peu difficile. Il est assez fragile psychologiquement, et les relations sociales n'ont rien de simple pour lui. Il espère juste passer une scolarité assez tranquille, sans trop se faire humilier par les 'seniors'. Et puis, totalement par hasard, il rencontre Sam et Patrick, qui ne sortent pas ensemble, comme il le pense au début, mais sont frère et soeur. Une nouvelle vie va commencer pour Charlie, faite de découvertes, de nouvelles expériences : alcool, soirées, amour... Il commence à découvrir ce qu'être un ami signifie vraiment, et cette bande d'attachants ados un peu paumés va lui montrer le bonheur que l'on peut éprouver à être vivant, à participer. 
L'ambiance du livre est très bien retranscrite, que ce soit au niveau de la photographie comme de la musique. Tout rappelle le livre de Chbosky et c'est parfait. Certains passages du livre n'ont pas été adaptés, pour une question de temps je suppose, mais il ne manque rien d'essentiel. La relation entre Charlie et sa famille aurait pu gagner en intensité, comme dans le livre, mais malheureusement il faut faire des choix, je suppose. Certaines scènes sont totalement poignantes, comme celle du tunnel, de la machine à écrire ou du bal de promo. Les personnages secondaires sont tout aussi bien interprétés, et je les imaginais totalement comme ça, surtout Mary-Elizabeth. Mae Whitman est assez chouette dans ce rôle, entre la fille attachante et totalement insupportable. Charlie est juste totalement adorable, touchant, et complexe, totalement comme le personnage du livre. De plus, j'ai beaucoup aimé la relation avec son professeur de littérature, notamment le premier cours, qui donne lieu à la discussion sur le fait de "participer", que ce soit en classe ou dans sa vie, apprendre à être moins passif.
 

En bref, je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, si je ne veux pas gâcher l'effet de surprise. Allez voir ce film, lisez le livre, et j'espère que vous aimerez cette histoire magique autant que moi, car ça a été ma surprise de l'année.
 

Voyez ICI ce qu'en pense Demoiselle Coquelicote 


Lundi 6 août 2012 à 10:44

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Bien que je me contente habituellement de parler de littérature, je vais aujourd'hui faire une petite entorse à la règle en vous parlant de Jane Eyre, adapté par Cary Fukunaga, que j'ai été voir hier au cinéma. Etant une grande admiratrice des soeurs Brontë, je ne pouvais pas échapper à une adaptation d'un roman que j'ai tout simplement adoré. Le pari était donc risqué, car je suis souvent déçue en allant voir des adaptations de livres que j'ai aimés. Mais là, mon avis est plutôt positif, et je vais vous dire ce que j'ai apprécié dans ce film.

Tout d'abord, un petit rappel de l'histoire. Attention aux spoilers pour ceux qui n'auraient pas lu le livre. Jane Eyre, jeune orpheline, a passé son enfance dans le pensionnat de Lowood après avoir été chassée par sa tante. Cette dernière ne pouvait supporter Jane, la traitant de menteuse et lui attribuant tous les vices. Le pensionnat lui donne une éducation sévère, n'épargnant ni les brimades ni les châtiments corporels. Sa seule amie, Helen, meurt jeune de la tuberculose. Après huit années dans ce pensionnat, dont deux à enseigner, elle sort en tant que gouvernante, prête à prendre sa place dans la demeure de Thornfield, auprès de la jeune Adèle. La demeure est grande, sinistre mais les gens qui l'habitent sont agréables. Mrs Fairfax, l'intendante est la personne la plus présente pour Jane. Le maître des lieux, Mr Rochester, est très souvent absent. Un jour qu'il revient sans prévenir à Thornfield, il tombe sur Jane dans les bois et à partir de ce moment va se tisser une amitié singulière entre les deux personnages. Mais la maison renferme un sinistre secret, que Jane va découvrir à ses dépends. Alors que Mr Rochester semble lié à Miss Ingram et que tout le monde attend l'annonce d'un mariage, c'est Jane elle-même qui est demandée comme épouse par le maître de Thornfield. Le jour du mariage, la cérémonie est perturbée car l'on apprend que Mr Rochester est déjà marié. Au désespoir, Jane découvre la femme de l'homme qu'elle aime, une folle vivant recluse dans le château, sous la garde de Grace Poole, une servante. Cette femme, que Mr Rochester a épousée sans savoir qu'elle serait méconnaissable quelques années après. Mais tant qu'elle est en vie, aucune union ne peut lier les deux amants. Jane décide donc de partir, sans le dire à qui que ce soit, et c'est à l'issue de cette fugue qu'elle va découvrir une autre famille, une autre vie. Mais son amour pour Mr Rochester ne semble pas faiblir, et elle va donc devoir faire un choix. 

Le film débute au moment de la fugue de Jane. J'ai trouvé ce choix très intéressant. Cela permet d'avoir une histoire moins linéaire. Ainsi, alors qu'elle se trouve chez les Rivers et qu'elle essaye de recommencer sa vie, on a ses souvenirs qui reviennent, d'abord son enfance, puis sa vie à Thornfield. Une fois que son séjour à Thornfield a été raconté, on retrouve des images de sa fugue, où l'on comprend mieux ses sentiments, ses émotions. Le choix des acteurs est assez pertinent. Michael Fassbender est parfait en Mr Rochester. Ni laid, ni beau, mais avec un charme, une attirance presque magnétique, tout à fait ce qui est décrit dans le livre (quoique le livre mentionne tout de même une certaine laideur.) Pour Jane, j'aime bien Mia Wasikowska, même si son jeu d'actrice ne me convainc pas à 100%, mais physiquement elle peut convenir pour ce rôle. Par contre, l'actrice qui jour Jane enfant ne m'a pas du tout convaincue. J'ai trouvé qu'elle surjouait un peu son rôle. Mais bien sûr, en vous disant tout cela, je chipote un peu. 

Pour les autres acteurs, pas de problème, Judi Dench, habituée des films d'époque, était parfaite dans son rôle de Miss Fairfax, et Jamie Bell se montre surprenant en St John Rivers. Etant donné que j'ai vu le film en version originale, je n'ai pas été gênée par un mauvais doublage, mais je dois admettre que la traduction des sous-titres était assez approximative. Pour la musique, rien à redire. Une BO signée par Dario Marianelli, le même qui avait travaillé sur Orgueil et Préjugés de Joe Wright. C'est tout à fait ce qui convient pour ce genre de film, très dans l'époque, lisse, rien d'étonnant, mais c'est ce que l'on demande. J'aurais aimé, par contre, une photographie un peu plus délicate, subtile, poussée en couleur. On se retrouve avec des paysages sublimes qui pourraient être sublimés encore plus, comme l'avait fait Jane Campion dans Bright Star, en poussant un peu les contrastes. Dommage que cela reste un peu trop lisse, car si l'on sent les tensions (souvent sexuelles) entre Rochester et Jane Eyre, il manque peut-être cette petite fougue, cette passion tout en retenue que l'on a dans le livre. 

Mais vous allez sûrement trouver que je chipote, donc je le dis, c'est un bon film, à voir, mais il manque un petit quelque chose, une petite pointe d'énergie en plus pour en faire un excellent film. 

 

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