Samedi 22 mars 2014 à 8:33

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Les joies des vacances en famille... 

 " Pour moi, la cerise sur le gâteau des vacances, c'est vraiment un bon match de cricket sur la plage. Sans ça, les vacances ne sont pas véritablement des vacances. De merveilleux souvenirs de cricket de plage restent gravés dans ma mémoire : le match à Great Yarmouth où, avec trois balles consécutives, j'ai mis hors jeu mes trois batteurs : Max, Kathleen et Sally, tous renvoyés à tout de rôle au pavillon (certes Sally n'avait que six ans à l'époque, mais tout de même...) ; mon splendide score de quatre-vingt-sept à Filey malgré la mauvaise luminosité; et un attrapé-lancer tout à fait dévastateur qui a mis Kathleen hors jeu à Bridlington l'année dernière, juste quand elle commençait à dominer le service."

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv3/9782221131749.jpgUne petite crise de la quarantaine pourrait être assez facile à gérer pour Eric, surtout en ayant prévu des vacances calmes et reposantes au Camping-caravaning de Tralee. Sauf que si le monde entier s'y met afin de faire vivre un enfer à ce britannique pourtant plein de flegme, les vacances risquent bien de virer au cauchemar. Tout d'abord les lieux n'ont rien à voir avec ce dont il se souvenait, les voisins bruyants et les employés non-coopératifs. Sa femme s'est mis en tête de vouloir pimenter leur vie sexuelle, mais au final il s'agit plus de sa vie sexuelle à elle, tant son enthousiasme à varier les partenaires sans inclure son mari dans l'affaire est débordant. Son fils a décidé de retourner à l'état de nature, se vêtant de peaux de bêtes et courant à quatre pattes dans la boue et la forêt. Et sa fille, oh, elle traverse seulement une crise mystique et joue les envoyées du Seigneur. Mais il en faudrait vraiment plus pour décourager notre souriant quadra. Vraiment ? Ajoutez à cela quelques cadavres, un chien en furie, un policier tyrannique, un garagiste escroc et deux nains contorsionnistes, et vous aurez de quoi tuer le temps. Juste le temps ? Oh ça ... 

Lorsque l'on cherche une lecture divertissante, drôle, pleine de second degré et de situations absurdes, il n'y a pas besoin de chercher bien loin. Geoff Nicholson manie tout cela vraiment très bien. Sous forme de journal intime, on suit le quotidien d'Eric pendant ses quinze jours de vacances ainsi que l'acharnement du destin sur son pauvre sort. Un style enjoué et naïf pour ce Candide de la perfide Albion, des protagonistes tous plus méchants, cruels, fourbes et sans pitié les uns que les autres, des phénomènes atmosphériques inquiétants. C'est le début d'une Apocalypse personnelle pour Eric. 

Chaque jour apporte son lot de désillusion, d'accidents, de vols, de situations humiliantes... Le tableau pourrait être très noir, mais c'est sans compter sur l'humour de l'auteur, sur cette légèreté qu'il sait donner à son récit, comme si les événements les plus dramatiques pouvaient être réduits à la même importance que la perte d'un panier de pique-nique. Ici, les petites anecdotes des vacances ne sont pas l'achat d'un chapeau de paille ou d'une nouvelle crème solaire, mais plutôt la maison cambriolée, la prise d'otage par l'employé du supermarché ou bien encore la tentative de sacrifice humain par son propre fils. 

Mais attention, même si Eric est du genre naïf, il comprend vite, mais il faut lui expliquer longtemps. La fin de ce récit marque un changement radical dans sa vie, dans sa manière d'appréhender le monde, fini de tendre l'autre joue, il est temps de donner une petite leçon de correction à ceux qui nous entourent et reprendre prise sur la vie, tout aussi moche qu'elle puisse être. On sourit de tant de situations improbables et trop énormes pour être crédibles, c'est le but, mettre une emphase, grossir le trait, c'est l'essence même de l'humour british, et ça marche. 


Geoff Nicholson. Comment j'ai raté mes vacances. Pavillon poche, 2007. 275p. 

Lundi 17 mars 2014 à 12:40

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 Quatre soeurs : Enid / Hortense. Malika Ferdjoukh & Cati Baur. Rue de Sèvres. 

Adapté des romans de Malika Ferdjoukh, Quatre soeurs dépeint la vie quotidienne des soeurs Verdelaine, fratrie de cinq filles laissées pour orphelines après la mort de leurs parents. Enid, Hortense, Charlie, Bettina et Geneviève. Une vie dans un grand manoir au bord de la mer où chacune doit y mettre du sien pour faire fonctionner la maison, sous l'oeil attentif de Charlie, la plus grande, celle qui a arrêté ses études afin de s'occuper de ses soeurs. Et bien sûr, n'oublions pas Tante Lucrèce, en visite les 36 du mois et signant d'une main peu convaincue le maigre chèque permettant aux Verdelaine de manger chaque mois. Dans le premier tome on suit Enid, la petite dernière, et sa chauve-souris  Swift échappée un soir d'orage, on découvre le caractère bien trempé de chacune, ses petits secrets, ses soucis d'adolescente. Dans le deuxième tome on suit Hortense, plus âgée, timide, introvertie, et décidant de se lancer dans le théâtre sur les conseils de son amie, une jeune fille adorable mais atteinte d'une leucémie. On rit, on pleure, on s'attendrit, on voudrait les connaître, ces soeurs Verdelaine (bon, peut-être pas Bettina)... Et le dessin de Cati Baur rend justice à cet univers incroyable, émouvant et drôle. Un vrai coup de coeur qui me donne envie de découvrir les romans. (Et d'attendre avec impatience les deux derniers tomes en BD)


http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Julesrenard.jpg Le Journal de Jules Renard, lu par Fred. Dargaud. 

De Jules Renard on ne retient souvent que Poil de Carotte, ce qui est dommage. Fred a décidé de rendre hommage à l'écrivain en mettant en images des morceaux de son Journal, ses pensées. Accompagné d'un corbeau ( forcément normal, pour un renard) l'homme marche à travers la campagne. Cette bande dessinée prend le temps d'une ballade, d'une promenade à la manière de Rousseau, en un peu moins solitaire. Les dessins sont superbes et illustrent parfaitement bien les pensées de Jules Renard. Pas d'hésitation, c'est à lire ! 



 Moderne Olympia . Catherine Meurisse. Futuropolis. http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/olympia.jpg
On le sait, Catherine Meurisse est facétieuse. Et son humour fin et subtil passe souvent par la culture, qu'elle soit littéraire ou artistique. (Je vous conseille d'ailleurs d'aller jeter un oeil à Mes hommes de lettres). Dans Moderne Olympia, elle met en scène la jeune femme du tableau de Manet. Vous savez, celle qui est nue, portant un collier autour du cou et accompagnée d'une servante noire. Cette Olympia en a donc marre de faire partie des Refusés (grande querelle artistique de l'époque) et aimerait trouver un rôle de type shakespierien - Juliette si possible merci-. Malheureusement, le plus gros cachet de l'époque, c'est Venus, et c'est elle, une officielle, qui remporte tout l'amour du public et des artistes. Sauf qu'Olympia s'éprend d'un Officiel, elle, une Refusée ! Damnation, Horreur ! La guerre est déclarée. Il faut fuir, ruser, se cacher - dans le bistrot de Toulouse Lautrec par exemple- afin d'échapper à l'ire. Bourrée de références, cette BD nous fait rire aux éclats (notamment lorsque les Officiels et les Refusés ont une confrontation de type West Side Story à base de claquement de doigts), et donne envie d'aller jeter un oeil aux oeuvres citées. Un coup de coeur également, ne passez surtout pas à côté. 

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv3/Blast.jpgBlast , tome 4. Manu Larcenet. Dargaud. 

Le tome final de cette tétralogie commencée il y a un petit moment par Manu Larcenet. Polza Mancini, toujours en cavale, livre la fin de ses aventures. Hébergé chez un violeur récidiviste et sa fille, à laquelle il s'attache, Polza cherche le Blast, ces moments où rien d'autre n'existe que la sensation d'être à l'origine de tout. Mais l'écheveau des secrets doit être dévidé, et c'est la fin de l'histoire qui se tisse devant nous. Victime ou vrai méchant ? Irresponsable ou manipulateur, il faut aller au bout pour le savoir, ou s'en faire sa propre opinion. Une fin simple mais pas décevante, qui n'a rien d'un cliffhanger insoutenable. Une fin mesurée, qui ressemble à la vie, en fait, où parfois les choses sont exactement ce qu'elles donnent à voir; ou parfois rien n'était vraiment secret. Quoique... Et un dessin toujours aussi poignant, à couper le souffle, un travail incroyable du noir et blanc, et l'apparition du Blast, contrastant le tout. 

Les Carnets de Cerise, tome 1. Joris Chamblain & Aurélie Neyret. Métamorphose
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Les Carnets de Cerise, c'est le Fauve d'or Jeunesse d'Angoulême, alors j'avais envie d'y jeter un oeil. Le carnet dessiné d'une jeune fille vivant avec sa mère dans un petit village, préférant passer ses journées avec ses deux copines dans leur cabane dans les bois à résoudre des énigmes. Et une énigme en voilà une : Qui est ce vieux monsieur qui tous les dimanche transporte des seaux de peinture, part dans la forêt et revient les mains vides, barbouillé de couleurs ? Ni une ni deux, Cerise est sur le coup, et tant pis si elle doit faire quelques cachotteries à son entourage, on n'arrête pas une détective en herbe, future romancière de surcroît. Malgré un dessin vraiment sympa et une histoire assez mignonne, je n'ai pas réussi à être totalement convaincue par ce premier tome, dont l'histoire met du temps à se mettre en place pour une résolution ultra rapide. Bref, un moment sympa, mais pas un coup de coeur. 



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Samedi 15 mars 2014 à 14:01

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Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd'hui je vous retrouve pour un bilan du Challenge Cold Winter. Je sais qu'il s'est terminé au 28 février dernier mais je n'avais pas trouvé le temps de comptabiliser les lectures de chacun et de reprendre les participations. 
Après avoir éliminé les blogs qui ont été supprimés et comptabilisé toutes les lectures, voici un petit tableau du challenge en chiffres 


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Je voulais également féliciter : Margaud la liseuse, Lili en liseuse, Demoiselle Coquelicote, Heroysa Monster et Janyred, qui ont été les cinq participantes à terminer leurs challenge ! 

Parmi les 75 participants, 15 n'ont lu aucun livre et 5 ont lu tous leurs livres. Le nombre de livres lus correspond à 36.35 % des livres inscrits. 

Je remercie tous les participants, vous avez été très nombreux à vous inscrire et à lire une partie de vos livres, ça me fait vraiment plaisir. Je ne sais pas encore si je reprendrai ce challenge en fin d'année, tout dépendra des circonstances, et si je ne le reprends pas, j'espère qu'un ou une autre blogueuse prendra le relais. Merci pour vos commentaires, pour m'avoir tenue à jour de vos avancées et pour tous les petits messages sympas de votre part. C'était la première fois que j'organisais un challenge, et maintenant qu'il est terminé, je peux dire que c'est énormément de boulot, mais aussi beaucoup de plaisir. J'ai découvert de chouettes blogs, chaînes youtubes et lecteurs non présents sur la toile. Merci à vous tous, et à bientôt ! 



Image trouvée
ici, puis retouchée.

Lundi 10 mars 2014 à 13:25

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Quand on allait sur les chemins, à bicyclette...
 

" Nous enchaînons de grands rappels. Le même rituel fastidieux, je glisse avec le descendeur et l'autobloquant, recherche les rares ancrages cachés par la neige des dernières perturbations, sinon des rochers à ceinturer, ou des fissures susceptibles d'accueillir deux pitons. Je m'arrête le plus près possible du bout de la corde, à soixante mètres. J'installe avec soin le nouvel amarrage pendant que mon compagnon descend. Puis nous tirons un brin de la corde pour la rappeler et la récupérer, définissons la prochaine trajectoire. Et ainsi de suite, le col, banquette blanche aux formes arrondies, ne se rapproche pas vite.J'ai hâte d'y être, je commence à trouver, comme souvent, la descente longuette. Mais en même temps je connais trop ce dangereux signal que côtoie l'accident. Avec un soupir, je poursuis mes sauts de puce définitivement inadaptés."

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/tourfranceexactement1507970616x0.jpg Le Tour de la France, on voit à peut près. Que ce soit en vélo en criant Vas-y Poupou, ou bien avec Astérix, le principe est assez simple. Sauf que Lionel Daudet est un tantinet perfectionniste, le Tour de la France, lui, il le fait sur la frontière ! Départ et arrivée au Mont-Blanc, parce qu'il n'y a jamais trop de montagne, et c'est parti pour quinze mois à alterner marche, escalade, vélo, kayak... Ah oui, j'oubliais, le contrat c'est de n'utiliser aucun moyen de transport motorisé, ça fait les bras. Et les jambes. Quinze mois à côtoyer les habitants de ces zones si particulières,mais aussi les aficionados du Dodtour, des passionnés de sport et d'aventure. 

Frissons en montagne, panne de vent près de la Corse, une vague un peu trop violente sur la côte Basque, Lionel Daudet narre ses mésaventures avec un humour presque enfantin, prenant chaque situation que la vie lui apporte avec une bonne humeur et un fatalisme amusant. Mais au-delà de l'aspect sportif, il s'attarde sur cette notion de frontière, qu'elle soit sémantique, historique, sociologique ou économique. Ses rencontres diverses et les paysages traversés nourrissent ses méditations. Franchement écolo, fasciné par l'aspect humain, toujours prêt à pousser un coup de gueule contre les policiers qui  interdisent un sentier protégé à son vélo léger alors que ces derniers font ronronner le moteur de leur voiture de fonction. Et c'est un jeune homme sacrément sympathique que l'on suit pendant toutes ces pages, vivant au rythme de ce Dodtour. 



Lionel Daudet. Le tour de la France, exactement. Stock, 2014. 318 p. 

Mercredi 5 mars 2014 à 21:19

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 " Tout commença un matin quand je vis que papa arborait une expression inhabituelle. J'étais trop occupé à lire dans la courette, à l'ombre derrière la maison. J'avais juste fini de couper du bois pour le poêle de Quint et espérais avoir un instant de calme avant qu'on m'ordonne de transporter les rondins à la cuisine. 
Papa était parti un peu plus tôt, en direction du pic du Moisi pour nettoyer son canon, et je pensais qu'il ne rentrerait pas avant le soir. Je ne pus donc m'empêcher de sursauter quand je le vis surgir devant moi. J'étais bon pour une sacrée torgnole, à traîner au lieu de m'occuper des rondins. Me tabasser était, chez lui aussi, une manie mais contrairement à Adonis il ne semblait en tirer aucun plaisir." 

http://et-en-plus-elle-lit.cowblog.fr/images/Couv3/9782021089677.jpgLa vie à Temps-Mort est loin d'être une sinécure lorsque l'on s'appelle Egbert et que l'on passe son temps à être martyrisé par ses aînés Vénus et Adonis (qui n'ont rien fait pour mériter leur prénom). Et cela sans parler des pirates sanguinaires qui arpentent l'île, ceux qui travaillent pour le père d'Egg et qui pourraient bien un jour décider de rompre leur contrat en leur faisant sauter la cervelle. Mais tout cela, ce n'est vraiment rien du tout comparé à ce qu'Egg va devoir endurer sur Soleil-Levant. L'ïle est pourtant réputée pour sa beauté, sa propreté, la courtoisie de ses habitants, mais c'est sans compter sur un faux gentleman qui va faire disparaître la famille d'Egg, le laissant seul, à la merci de tous. Le truc, c'est que si le père d'Egg a été envoyé faire ce dernier voyage en ballon, c'est qu'il était au courant de l'existence d'un trésor légendaire. Quelque chose en rapport avec un peuple primitif, enfin ça Egbert n'y comprend pas grand chose. Tout ce qu'il sait c'est qu'il doit fuir, survivre et trouver le trésor en premier. Facile me direz-vous ? Alors essayez de le faire avec une pimbêche collée à vos basques (la fille de celui qui a occis votre famille) et un jeune pirate prêt à vous tuer si vous ne respectez pas le contrat passé avec lui. Tout de suite, ça se complique un peu... 

Premier tome d'une série, Le trésor des Okalus met tout de suite dans l'ambiance. Dans un univers de pirates vraiment méchants, ça se castagne dans tous les sens et le prix d"une vie est fixé par celui qui tient le sabre. Tout le monde y est sans pitié, cruel, effrayant (surtout d'aspect et d'odeur), sauf Egbert. Celui-là fait plutôt penser à un vilain petit canard, pas très grand ni très fort, plutôt attiré par la littérature que par les bagarres (parce que c'est tout le temps lui qui perd, notamment.) Sauf que c'est peut-être le seul à avoir un QI suffisamment élevé pour éviter de se faire occire comme les autres. 

Ce roman a beau être peuplé de pirates, il s'agit d'un roman initiatique assez classique mais sympathique. Laissé seul, Egbert doit se débrouiller pour survivre alors que tout le monde n'a à coeur que de lui faire manger les pissenlits par la racine. Se dépasser, vaincre ses peurs, laisser de côté les vieilles rancoeurs familiales, il est temps de grandir et de montrer que l'on est un homme. D'autant plus que la jeune Millicent, tout aussi pimbêche qu'elle puisse être, est quand même sacrément intéressante et qu'il aimerait bien lui demander de l'épouser, un de ces quatre. 

Malgré tous les aspects sympa d'un bon roman d'aventure, il a manqué un petit quelque chose à celui-là. Rien à redire sur les pirates, ils sont parfaits, ils sont méchants. Rien à redire sur la langue, elle est parfaitement adaptée au contexte et le second degré ainsi que l'ironie d'Egg sont excellents. Rien à redire sur les différentes péripéties, il y en a énormément. Mais justement, peut-être y a-t-il un peu trop de rebondissements. L'auteur aurait pu se concentrer sur certains pour les détailler un peu plus, parce que là, ce n'est plus de la rapidité, c'est carrément expéditif à certains moments. TMis à part cela, j'ai passé un bon moment en compagnie d'Egg, de Millicent (qui m'agace, mais qui m'agace, que quelqu'un colle un aller-retour à cette gamine par pitié)  et Tripoux le jeune pirate plein de culot. Reste à savoir ce qui se passe dans le deuxième tome ! 


Geoff Rodkey.  Les chroniques de l'Archipel : Le trésor des Okalus. Seuil, 2013. 363p.

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